Fondation des monastères
Fondation reconnue d'utilité publique (décret du 21 aout 1974 )

 

                      

 

La vie monastique


Les moines et moniales, contemplatifs, sont des chercheurs de Dieu, à travers une vie silencieuse de prière et de travail et une vie fraternelle faite de simplicité et d'humilité.Cette vie de prière est articulée autour de la méditation personnelle de la Parole de Dieu et de l'Office divin chanté en commun et qui rythme la journée (sept offices quotidiens le plus souvent)
Les Ordres, les Congrégations ou les Instituts sont comme des familles spirituelles. Chacune a sa spécificité propre et rassemble des femmes ou des hommes qui se sentent en affinité avec tel ou tel saint, témoin du Christ, révélant son message de l'Evangile.
Nous les présentons succinctement de façon chronologique. L'histoire souvent a influencé l'objet de ces fondations.
En 313, l'empereur Constantin, après sa conversion, donne un statut public à l'Église. Les conversions se multiplient aux dépens de la ferveur. C'est dans ce contexte que le courant monastique va s'accentuer à la suite de ceux qui se sont retirés dans le désert.


• Saint Augustin (354-430) :
Les Chanoines et les Augustiniennes.

Ils se réclament de saint Jean, apprennent l'humilité, la liberté selon l'Esprit, la complémentarité et la solidarité des membres du Christ. L'accent est mis sur la charité. Au XIII° siècle , à la fin du Moyen Age, le courant monastique connaît un nouvel essor. Une nouvelle vie évangélique voit le jour. Seules les branches féminines sont proprement contemplatives comme les Augustiniennes.

                           

• Saint Benoît (480-547) : Les Bénédictins, les Cisterciens,
les Trappistes.

La Règle de Saint Benoît a pour but de créer des conditions favorables à une parfaite recherche de Dieu dans le cadre d'une vie familiale. La contemplation bénédictine se caractérise par le style de vie selon la Règle : - prière - travail - vie fraternelle.

                                      

 

 

 • Saint Bruno (1035-1101) : Les Chartreux.

Les Chartreux sont des ermites avec une part de vie commune.
Une spiritualité d'exception, où l'on quitte tout pour acheter sa liberté de ne penser qu'à Dieu : ascèse, pénitence, pauvreté, obéissance, vie effacée enfouie dans le silence de la solitude qui devient plénitude...

                                 

• Saint Dominique (1170-1221) : Les Dominicains.

L'accent est mis sur la Parole de Dieu. Il souffre de tout ce qui éloigne de l'Évangile et du péché qui abîme. Dominique prêche le don total de soi au Christ, pour que s'accomplisse le mystère du salut. Sa prière est ardente et suppliante, sa prédication l'expression d'une intense contemplation et le fruit de sérieuses recherches théologiques.

• Saint François et Sainte Claire (1193-1253) :

Les Franciscains et les Clarisses.
L'accent est mis sur la pauvreté. Saisis par le Christ, ils sont avant tout au service du malade et du pauvre. Ils manifestent la Bonne Nouvelle. Ils provoquent par l'exemple et la parole donnée dans un monde mercantile dominé par l'argent. Obéissance et fraternité itinérante pour les hommes (mendiants parce qu'ils ne possèdent ni revenus ni terres), contemplation pour les sœurs.

                

• Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) et Saint Jean de la Croix (1542-1591) :

 Les Carmes et les Carmélites ; réforme du carmel et fondations de nombreux monastères.
Héritiers des ermites de Palestine. Il s'agit de se désencombrer pour se laisser envahir par Dieu. La vie au carmel est une vie d'ermites en communauté, où l'amour fraternel n'a pas de frontières et atteint les extrémités de la terre. Une prière qui demeure avant tout sobre et simple.
                                       

• Saint François de Sales (1567-1622) et Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) : La Visitation.

Recherche d'une contemplation de plus en plus dépouillée, où la sainteté ne consiste pas en actions spectaculaires ou en un genre de vie particulier, mais dans la perfection de la charité. Un Amour de l'autre tel qu'il est, dans sa différence, un esprit profondément " humaniste ", soucieux de justice sociale et proche des réalités familiales. Mais également esprit missionnaire et apostolique, surtout depuis le XIX° et le XX° siècles : Ère de l'industrialisation, évolution des modes de communication, découverte de l'aviation, accélération du temps, conscience planétaire...

                                  

• Charles de Foucauld (1858-1916).

Frère universel qui crie la Bonne Nouvelle par toute sa vie. Invitation à méditer indéfiniment l'Évangile, à y contempler Jésus afin de l'imiter, au cœur des masses aussi bien qu'au cœur du désert.